jeudi 30 avril 2026

Vers Pont de Montvert

Très bonne soirée hier soir. 6 à tables, et nos 2 hôtes du jour, Sonia et Jean Baptiste.  Un bon poêle à bois pour chauffer la salle, une bonne soupe pour réchauffer les estomacs,  et un délice d'omelette aux cèpes pour compléter. Et les éclats de rires permanents.  Encore,  encore !
Une belle étape nous attend au petit matin, pour rallier Pont de Montvert,  à 25 kilomètres avec 680 mètres de dénivelé positif et surtout 1010 mètres de dénivelé négatif. Grosse journée devant nous. 
Cela commence par une longue ascension de 10 kilomètres sur les pentes du Mont Lozère qui nous mènera au point culminant du chemin de Stevenson,  à 1699 mètres. 
Les paysages sont toujours aussi beaux,  ce n’est pas le cas du temps qui se dégrade rapidement. Traversée du village de Bleymart
avant d'attaquer la partie "pelée" du Mont Lozère où quelques névés s'accrochent encore.
Le vent et le froid s'intensifient, et à 60 mètres du sommet de Finiels, une option est proposée. Nous avons froid et le temps devient menaçant. 
Alors,  très peu d'hésitation. 60 mètres de dénivelé en moins, et surtout,  se protéger du vent. Ce sera alors une très longue descente, à travers bois et à l'abri du vent.
mais pas de la pluie. La descente est difficile,  les pierres et les racines étant rendues glissantes par l'eau. Nous parviendrons au terme de notre journée,  bien mouillés encore une fois. Mauvaise surprise,  pas une épicerie ouverte dans le village.  Alors, ce sera direction le café du village pour le repas de ce soir. 
Vous avez l'habitude,  cliquez ici. Si vous avez cliqué, il est trop tard. Pour financer mon chemin,  un prélèvement automatique a été fait sur votre compte.  Merci 






mercredi 29 avril 2026

Vers Bonnetès

Départ de La Bastide Puy Laurent en compagnie de Philippe,  un rescapé du groupe d'hier, retrouvé à la boulangerie du coin, et de Lucia, une marseillaise avec qui nous avons soupé la veille,  sous un soleil retrouvé. 
A la sortie du village,  une gare à l'ancienne,  avec sa salle d'attente meublée de bancs très rustique. Puis première montée du jour,  qui va nous mener à Bonnetès,  à 23 kilomètres et avec 765 mètres de dénivelé positif. Sacrée belle journée,  que nous apprécions encore plus du fait de la disparition des courbatures des jours précédents.  Le plaisir de marcher est retrouvé, d'autant plus en aussi agréable compagnie. Ce seront toujours des chemins et sentiers forestiers ou à travers ces plateaux lozériens
A la pause pique-nique,  un vrai, pas comme celui très frugal de la veille, 
Lucia nous quittera, finissant là son étape. 
Bien lui en prend, car on repart à 3 pour une longue grimpette de 3 kilomètres avec des passages à plus de 25%. Du costaud mais c’est tellement beau
Puis longue descente vers Bonnetès,  en dehors du GR70, car pas d'hébergements disponibles sauf en rallongeant la sauce de 3 ou 5 kilomètres. 
Bon choix ! Bonnetès,  c’est le gîte,  et 4 autres maisons.  Très rustique, 
 mais super confortable, où nous serons 6 ce soir.
Le plaisir de marcher ainsi, grandit chaque jour un peu plus, le corps s’est maintenant habitué. Seule,  la météo peut gâcher ce plaisir, et encore.  
Voilà,  c’est tout pour aujourd'hui.  Régalez-vous ici.

mardi 28 avril 2026

Vers La Bastide Puy Laurent

Bon anniversaire petite sœur 

Commençons par le menu d'hier soir : la moche sur lit de schleck. 
Il s'agit de viande de porc hachée très fine avec oignons et chou vert, dont on farcit de l'estomac de vache, comme une grosse saucisse de 20 cms de diamètre. Elle est ensuite cuite au four 2 à 3 heures, sur lit de patates et carottes avec du vin blanc.  Miam !
Le petit déjeuner de ce matin,  très convivial,  comme le repas d'hier soir avec Modestine en gâteau pour nous accueillir.  Du tout fait maison.
Ensuite, c’est reparti, sous le soleil mais pas pour très longtemps,  selon les prévisions de la grenouille d'Albert Simon. 
Nous quittons Le Cheylard l’Evèque en compagnie de nos trois compagnons de la veille,  cela fait une belle équipe 
direction La Bastide Puy Laurent,  à 22 kilomètres et 625 mètres de dénivelé positif 
Une succession de montées et de descentes, par de superbes chemins forestiers dont nous profitons avant l'arrivée de la pluie
Arrivée à Luc et les ruines du château médiéval,  quelques instants avant la pluie. 
Oh ! Les imprévoyants ! Croyant trouver du ravitaillement à Luc, on s’est bien planté.  Pas un bar, pas une épicerie,  rien. Moi qui avait envie d’un bon steack,  je me contenterai de 2 œufs durs, d’un bout de saucisson, d’un morceau de fromage et d’une pâte d'amande.  Je peux vous dire que pendant que j'écris,  mon estomac crie famine, un peu comme la cigale. 
Ensuite,  ce seront trois heures sous la pluie 
, mais on arrive finalement au terme de cette étape,  où la bière passera avant tout le reste.
C’est toujours ici pour les photos. 


lundi 27 avril 2026

Vers Cheylard l’Evèque

De nouveau un soleil resplendissant pour débuter cette journée 
après une très bonne nuit (nous n'étions que 2 à notre gîte de La Bourrique), direction Cheylard l’Evèque,  à 22 kilomètres et avec 625 mètres de dénivelé positif. Nous quittons la Haute Loire, pour une brève incursion en Ardèche,  et attaquer les chemins des plateaux de Lozère. Autant vous dire,  que d’un point de vue paysages, je ́n’ai pas vu de différence 
Toujours beaucoup de plaisir pour les yeux.La pause casse croûte se fera au bord d’une rivière 
et il a été difficile de résister à la sieste.
Entre temps la traversée de Langogne a permis de voir de beaux bâtiments,
  puis rencontre de 3 marcheurs, déjà vus auparavant,  avec lesquels nous terminerons la journée. 
Ce seront des forêts de fuyards ( des hêtres) très belles, on se croirait à  Fontainebleau puis l'arrivée au Cheylard l’Evèque,  250 habitants et un seul hébergement,  mais super sympa 
On retrouve nos compagnons de l'après midi autour d’un très bon repas dont le plat principal était de la moche et sa garniture de chleck. Je vous donnerai la recette demain. 
Comme d’habitude,  les photos sont ici.





dimanche 26 avril 2026

Vers Pradelles

Nuit mitigée,  quelques courbatures s'étant manifestées,  le réveil ce matin a été un peu difficile. 
Mais il a suffit de mettre le nez dehors 
pour penser à autre chose. Ces magnifiques bâtisses en pierres volcaniques, ce ciel plus bleu que l'encre de mes yeux (merci Mr Cabrel), allez, en route pour la 3ème étape,  qui va nous mener à Pradelles,  à 21 kms, et seulement 310 mètres de dénivelé positif. Nous quittons Le Bouchet Saint Nicolas en saluant Modestine (vous devinez qui est-ce)
et Robert Louis
Puis, de nouveaux,  ces sentiers parcourant les collines verdoyantes et colorées,  sous le vol des milans noirs et des faucons crécerelle, et avec les turluttes incessant des alouettes. Du plaisir. 
Je risque de me répéter chaque jour,  alors je fais bref pour aujourd'hui. Vous en découvrirez plus ici.
Ha, j'oubliais de préciser,  le gîte du jour s’appelle La Bourrique. Quelqu'un va se reconnaître. 




samedi 25 avril 2026

Vers Le Bouchet Saint Nicolas

Hier soir,  après un repas rapidement expédié,  extinction des feux à 21h15. Nous étions lessivés.
Ce matin, après 10 heures de vrai sommeil, les courbatures ont quasiment disparues, et c’est de nouveau un soleil et un ciel bleu,  resplendissants, 
que nous prenons le chemin vers Le Bouchet Saint Nicolas,  à 24 kilomètres, et avec 755 mètres de dénivelé positif.  Très grosse étape,  la plus exigeante de tout le chemin.  Et effectivement, ce sera du costaud toute la journée. 
Visite rapide et matinale de l'abbatiale de Monastier 
puis c’est parti, sur des chemins un peu difficiles,  mais très bucoliques. On en prend plein les yeux.
Des collines verdoyantes et colorées,  des hameaux très typiques,  construits en pierres basaltique, un régal pour les yeux 
Réputation du Stevenson confirmée doublement,  il y avait des sacrés "coups de cul" (pour rappel,  coup de cul est plus facile à  écrire  que longue montée difficile avec de forts pourcentages de dénivelé positif).
Nous arriverons au Bouchet Saint Nicolas,  bien harassés,  où le gîte retenu est digne des beaux gîtes de mon premier Compostelle 
et la bière est locale.
Ce soir, repas entre randonneurs dans une très bonne ambiance.  Nous avons fait fureur quand on nous a questionnés. Les autres voulaient tout savoir; on était un peu les stars.
Pour le reste des photos,  regardez ici.




vendredi 24 avril 2026

Vers Le Monastier sur Gazeille

Parlons d’abord de la soirée communautaire,  un peu tristounette. Le repas, très bien pour ma part, mais l'ambiance c’était pas top. Mais comme je me réfère à mon premier Compostelle, où tout était nouveau et super, je ne suis pas très objectif. En fait, nous n'avions qu'une hâte,  nous coucher.
Cette première journée de marche n’a pas débuté de la meilleure des manières. 3 heures de sommeil,  et c’est tout. Alors, ce matin,  c’était compliqué. 
Nous avons commencé par la messe des pèlerins
puis la sortie toujours aussi surprenante de la cathédrale 
Après quelques emplettes pour notre pique-nique du midi, c’est parti,  direction Monastier sur Gazeille,  à 20 kms et 675 mètres de dénivelé positif. Bonne grosse étape,  qui nous confirme la réputation du Stevenson. Des chemins très agréables mais un peu difficiles
sous une chaleur qui n’a cessé de monter (25 26 degrés dans les passages au soleil).
Nous arriverons à Monastier sur Gazeille,  épuisés,  comme je ne l’ai jamais été pour ma part.
En attendant l'ouverture du gîte,  je vais retrouver 
Robert Louis qui accepte de poser avec moi
Puis ce sera longue douche, petite sieste et grosse séance de massages.
Comme les autres années,  vous trouverez la totalité de mes photos  ici.
Et si vous avez envie de  commenter le blog, je vous lirai avec plaisir. 

jeudi 23 avril 2026

Vers Le Puy en Velay

Salut !
C’est encore moi 
Gilbert m'emmène une nouvelle fois dans un de ses périples, et bien sûr, sans me demander mon avis. Bon, ça va qu'à chaque fois, il fait les choses bien. Me voilà confortablement installé dans le TGV,  direction Le Puy en Velay, pas trop épuisant pour une première journée. 

A la correspondance pour Le Puy en Velay,  l'ambiance pèlerinage se fait déjà sentir. Les sacs à dos de toutes formes, dont les notres, sont très présents. 
Puis,  arrivée au Puy 
Trois ans après mon premier chemin,  rien ne change. Des marcheurs partout,  qui sèment cette ambiance si particulière. 
La première nuit sera au Grand Séminaire, 

géré par des bonnes sœurs vietnamiennes. Ça  y est, on est en plein dedans. Très agréable repas communautaire, puis dodo, avant le vrai départ demain. 
Salut à toutes et à tous ❤️






mardi 21 avril 2026

C'est reparti

 Bonjour à toutes et à tous.

A la fin de mon périple portugais de l'année dernière entre Lisbonne et Saint Jacques de Compostelle, j'avais laissé planer le doute sur une nouvelle expédition. Vous pouvez le constater, le doute est levé; Nouvelle année, nouveau chemin. 

 Cette année, ce sera un peu différent, car le but final de ce périple ne sera pas Saint Jacques de Compostelle. Après 3 années avec cette destination en finale, je commence à en connaitre les ruelles et les recoins, et c'est un peu surfait (non, je blague, je ne me lasse pas d'arpenter cette ville et ses monuments). Côtoyer tous ces pèlerins reste un moment très fort.

Non ! Cette année, ce seront non pas un, mais deux chemins que fouleront mes pieds. 

Tout d'abord, ce sera le Chemin de Stevenson, entre Le Puy en Velay et Alès. Le GR70 pour les initiés. Un petit échauffement de 272 kilomètres entre Auvergne et Languedoc-Roussillon, à travers les reliefs volcaniques et les hauts plateaux agricoles du Velay, les vallées légendaires et les forêts sauvages du Gévaudan, les chaos granitiques du Mont Lozère et enfin, la nonchalance des vallées cévenoles. Découvrez le chemin de Stevenson - GR®70 - Le chemin de ...

Robert Louis Stevenson (13/11/1850 - 3/12/1894)

 

 L'auteur de "L'Ile au Trésor", randonneur avant l'heure, traverse les Cévennes en 1878, en solitaire, avec une ânesse nommées Modestine. Son journal de route fut publié un an plus tard sous le titre « Voyage avec un âne dans les Cévennes ».

C'est donc sur ses traces que me porteront mes pas dans un premier temps.

 Après cette mise en route, ce sera un nouveau chemin de Compostelle, La Voie d'Arles appelée aussi la Via Tolosana. Son point de départ est la Cathédrale d'Arles pour une arrivée à Saint Jacques, en passant par Montpellier, Toulouse, Auch, le Col du Somport.

Les étapes du chemin d'Arles | | Les guides LEPÈRE 

Cette année, je n'irai pas jusqu'au bout, je vous préviens d'avance. Je vais faire petit joueur, mais quelques contraintes (médicales entre autres), m'obligeront à écourter mon périple. J'espère tout de même arriver jusqu'au Col du Somport, ce qui fera quand même 760 kilomètres. En partant sur ce chemin, je souhaite y retrouver cette ambiance toute particulière des Chemins de Compostelle. Et aussi, le plaisir de me dépenser physiquement. Marcher, me vide la tête,  ce qui n’est pas rien, au vu de tout ce qui l’encombre. 

Scarlett m'accompagnera, en principe,  jusqu'à Toulouse. 

Vous pourrez à nouveau suivre quotidiennement ce nouveau périple, qui je l'espère déjà, ne sera pas le dernier.

 Dernier point : les chaussures commenceront à chauffer au départ du Puy en Velay le jeudi 24 avril.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers Toulouse

Quel dommage d’avoir attendu la dernière soirée pour redécouvrir enfin une véritable ambiance de pèlerinage, comme celle de mon premier Cami...