mardi 26 mai 2026

Vers Toulouse

Quel dommage d’avoir attendu la dernière soirée pour redécouvrir enfin une véritable ambiance de pèlerinage, comme celle de mon premier Camino. L’auberge du Sanglier était un véritable refuge pour pèlerins, avec deux bénévoles qui avaient déjà parcouru de nombreux chemins, un groupe de pèlerins (nous) qui avions beaucoup à partager… Tout était parfait, et cette dernière soirée pour nous, fut réussie .
Ce matin, 26 kilomètres le long du Canal du Midi
nous attendent pour rejoindre 
Le trajet se terminera en transports en commun,  afin d'éviter trop de chaleur (35°) et afin de visiter la Cité des Violettes.
De très belles choses à voir
, une rencontre 
et comme un message, un symbole 
Voilà,  c’est fini comme l’a chanté Jean Louis Aubert. 
Mes sentiments sont mitigés sur cette Voie d’Arles. J'ai cherché à retrouver l'état d'esprit,  l'ambiance "Compostelle" que j’ai connue, sans vraiment trouver. Beaucoup moins de pèlerins,  des gîtes,  certe confortables,  mais dans lesquels on se sent seuls. Il aurait fallu que je fasse abstraction des chemins précédents et que je parte en me disant nouveau chemin, nouvelles découvertes. Comme je l’ai déjà écrit,  cela m’a au moins permis de trouver mes limites.  
Je recommencerai certainement,  mais sous une autre forme,  en tirant des enseignements de cette année. 
Je vais conclure en remerciant toutes celles et tous ceux qui m'ont suivi et merci pour vos commentaires toujours plaisants à lire.
A l’année prochaine ❤️


lundi 25 mai 2026

Vers Ayguesvives

Nouveau départ matinal du gîte afin de profiter de la fraîcheur toute relative (déjà 22°).
Ce sera une balade tranquille de 22 kilomètres qui nous amènera à  l'écluse du Sanglier d’Ayguesvives.
D’écluse en écluse, 
le cheminement est très agréable 
Le bateau stop, ça ne marche pas du tout,  même avec des plus petits 
Le gîte du soir sera dans une ancienne écluse convertie, tenue par des hospitaliers purs pèlerins. 
8 marcheurs, tous connus sur des étapes précédentes,  dont Paul, notre néo zélandais,  qui restera pour moi, La Rencontre de ce chemin, et aussi
Scarlett,  Paul, Christine,  Annick, et ???
Mes photos sont ici.



dimanche 24 mai 2026

Vers Avignonnet Lauragais

Avez vous déjà essayé de passer une nuit sur des sacs de patates ? Eh bien, moi c’est fait. Les petits chalets du gîte d'hier étaient très agréables,  mais mon couchage ..... Alors ce matin,  c’est tout courbaturé que je prends le départ pour Avignonnet Lauragais.  19 kilomètres,  dont 14 le long de la Rigole. Donc toujours à l'ombre,  et heureusement,  car la canicule continue.
 Arrivés près de Port Lauragais, peu avant que la Rigole ne rejoigne le Canal du Midi, pause bien méritée,  d'autant que le gîte du jour n'ouvre qu'à 15 heures.
Port Lauragais  ? Pour ceux qui suivent, vous aurez noté que cela nous a fait quitter le GR653, la Voie d’Arles. C’est volontaire.  Plutôt que de repartir sur les coteaux plein soleil, l'option Canal du Midi est choisie
Avec un peu de chance,  on pourra tenter le bateau stop 👍. Et sur la berge du Canal,  je ferai ma BA du jour. Une jeune femme en galère avec le vélo tracté de sa petite. Ni une ni deux, je m'arrête bien sur. Pas comme ces bouffons de cyclistes qui passent sans même la regarder. Des fois qu’on leur demande de l'aide. J'arrête des cyclistes allemands,  leur demande des clés pour réparer,  et un quart d'heure plus tard, elle peut repartir, et moi, je suis satisfait. 
Ah oui ! Une chose importante ! J’ai pris la décision de stopper mon périple à Toulouse.  Encore 2 jours et ce sera terminé. 
Pourquoi ? 
Avec cette chaleur,  je ne prends plus de plaisir à marcher. Et comme c’est parti pour durer ..... Sage décision va dire ma fille. 
Les quelques photos du jour sont ici.

samedi 23 mai 2026

Vers Saint Paulet

Terrible découverte ce matin. Après plus d’un mois de marche, soit j’ai les jambes qui se sont allongées,  soit ce sont mes bras qui ont rétrécis. 
Et aussi, très agréable surprise pour la journée d'aujourd'hui. Après une nuit caniculaire, le petit déjeuner se prend à la fraîche,  enfin presque (22° à  7 heures). Puis c’est le départ pour Saint Paulet,  à 19 kilomètres,  40 mètres de dénivelé, et là est la surprise. Toute la journée,  nous allons suivre la Rigole du Canal du Midi, à l'ombre.
Je vous invite à lire les explications ici.
Et ce sera bienvenu, car les températures grimpent très rapidement (35° à l'arrivée à 13 heures).
Beaucoup de pêcheurs de truites et l’un deux est ravi de nous montrer ses prises. Très belle journée 
Notre gîte du soir, ce seront des petits chalets,  très cossus et confortables. On dormira en mezzanine 
Vous devinez ce qu'il y a ici.

vendredi 22 mai 2026

Vers Revel

Ouh là là ! 21° au thermomètre en quittant l'abbaye d’En Cal Cat à 7h30, ça promet !
Peu après,  passage près de l'abbaye Sainte Scolastique, tenue par des sœurs,  où nous aurions aussi pu nous arrêter hier soir
Ensuite,  ce sera du bitume chauffé à blanc jusqu'au charmant village de Sorèze, ayant gardé ses vieilles maisons dans un état remarquable 
Petite échappée du bitume pour nous retrouver au milieu d’un champ (si si, c’est bien le GR653) et nous arriverons à Revel complètement cuits.
19 kilomètres dont 15 sur le bitume et 35° en arrivant. C’est de moins en moins agréable et intéressant,  je me pose beaucoup de questions quant à l'intérêt de continuer. 
Les photos sont ici.


jeudi 21 mai 2026

Vers Dourgnes

Un gîte complet pour nous deux,  c’était cool hier soir. L'esprit pèlerin est bien loin dans ces cas là. On se dit que ce sera mieux demain. 
Ce matin,  la sortie de Castres est bien plus agréable que l'entrée d'hier
Et c’est sous un soleil radieux que nous prenons la direction de l'abbaye d’En Cal Cat à Dourgnes, à 22 kilomètres et avec 320 mètres de grimpette. 
Départ plus tardif que prévu et on va le regretter un peu. La chaleur augmente rapidement,  plus rapidement que les kilomètres  ne diminuent.
Beaucoup de bitume pour chauffer les semelles,  peu de sentiers ombragés pour se protéger. Que fait on ici ? 
La pause pique-nique se fera sous le porche d’une superbe église fortifiée 
et en sortant du village,  l'affichage de la pharmacie annonce 33°.
Il reste 10 kilomètres,  je quémande de l'eau près d’une étonnante église à clocher octogonal.
Ce soir,  repos à l'abbaye d’En Calcat
J'appréhende un peu le repas communautaire qui doit être pris en silence. On verra bien.
Bon, j’ai vu. J’ai attendu le retour du repas pour raconter. Déprimant ! Pas un mot dans la salle à manger (nous étions 10) . Le repas : soupe de légumes,  très bonne,  gratin de purée,  fromage et un fruit. Tout ça en écoutant des sermons enregistrés.  Du coup,  j’ai bu un coup de rouge, oui oui, du rouge.
Peu de photos,  mais c’est ici.

mercredi 20 mai 2026

Vers Castres

La Rêverie, gîte d'hier soir,  ne m’a pas trop permis de beaucoup rêver.  Entre les ronflements de notre colocataire et un matelas assez défoncé, la nuit a été un peu compliquée. Mais c’est ainsi,  il faut l'accepter ou aller à l'hôtel. 
Au petit matin,  c’est un soleil radieux qui accompagne nos premiers pas
29° degrés prévus pour l'après-midi. Heureusement,  étape assez courte (15 kilomètres,  270 mètres de petites grimpettes) qui a pour terme,  Castres (là,  vous devez connaître). Dernier titre de champion de France de rugby en 2018.
Avant cela,  étape peu intéressante,  avec beaucoup de bitume mais aussi de beaux passages en forêt 
Que dire de Castres ? Une longue entrée en ville dans des vieux quartiers assez délabrés , puis un centre ville un peu plus sympa 
Avant de rejoindre le gîte,  c’est la grande lessive. Ça puait de trop dans les sacs à dos malgré les lessives quotidiennes.  Première laverie,  je me mets en maillot de bain,  et tout va à la machine 
Et après,  ça fait du bien de sentir le linge propre. Je n’ai pas trouvé un grand intérêt à  cette ville. 
Peu de photos,  mais elles sont ici.

mardi 19 mai 2026

Vers Boissezon

Voilà la seule chose remarquable d’Anglès, étape d'hier. Heureusement,  nous avions un gîte et un hôte bien comme il faut.  Notre hôte,  était un ancien cuisinier,  alors le repas du soir : miam miam. 
Aujourd'hui,  direction Boissezon.  Si, si ! Ça existe. Comment trouve-t-on de tels villages étapes me direz vous ? Tout simplement en fonction du kilométrage et de l'offre d'hébergements. Ici, ce sera "La Rêverie", joli nom pour un gîte très rustique et original. 
La douche est aménagée à même la roche. Vraiment original et très confortable. 
Avant d’en arriver là,  il aura fallu parcourir 20 kilomètres,  monter 290 mètres et surtout,  descendre 750 mètres,  tout cela avec le soleil et la chaleur retrouvés (hier on se gelait à 6°, aujourd'hui fin d'étape à 22°). Les manches courtes sont de retour.
Ces 20 kilomètres seront essentiellement parcourus à nouveau en forêt 
et au débouché d’un chemin .....
Zoomez sur la photo. Au loin, les formes blanches que l’on entrevoit,  ce sont les Pyrénées et Andorre. Aucun endroit où se poser pour pique-niquer,  ce sera déballage au milieu du chemin.  Pas question de poser les fesses dans l'herbe, j’ai chopé ma première tique, et Scarlett aussi. 
Puis ce sera Boissezon 
Tout petit village avec un lieu remarquable,  sa galetterie "Crêpes et Vinyles".
On va y faire 4 heures, c’est un lieu inouï. Tu commandes une crêpe, tu choisis le vinyle que tu veux écouter parmi les 250000 de la collection. Oui oui, vous avez bien lu : 250000. On s’y retrouve à 8 pèlerins pour un moment fort sympathique. 
Une journée fort agréable avec le retour du soleil. 
Peu de photos,  mais elle sont ici.

lundi 18 mai 2026

Vers Anglès

Hier, je manquais un peu de carburant,  ce n’est pas le cas aujourd'hui 
Recette pour 2 :
250 grammes de pâtes 
1 petite boîte de Macédoine 
1 petite boîte de champignons 
150 grammes de lardons
De la sauce tomate 
1/3 pour Scarlett 
2/3 pour Gilbert 
Et ce matin le plein de carburant est fait,  pour quitter notre gîte situé dans l'ancien donjon de La Salvetat,
 direction Anglès,  à 19 kilomètres et à peine 300 mètres de dénivelé positif. 
Ce sera à nouveau une journée avec de superbes chemins et sentiers forestiers , dans des forêts parfois lugubres, mais quel confort pour les pieds. 
La Salvetat  ? Pas grand chose à en dire. Même les sources on ne les a pas vues. 
Et Anglès ? Encore moins à dire ! 
Au gîte,  on retrouve notre québécois et notre néo zélandais. Et ici, pour les photos du jour,  ce n’est pas mieux.




dimanche 17 mai 2026

Vers La Salvetat sur Agout


Hier soir, super ambiance au gite communal où nous étions 6. Un néo zélandais,  2 vendéens, notre mangeur de pommes mosellan et nous deux. On a partagé nos expériences sur le Chemin et aussi une bouteille de vin (sauf moi bien sur). L'esprit du Chemin était retrouvé. 
Aujourd'hui,  magnifique journée,  hélas sans trop de photos,  car elle se passera essentiellement en forêt. Des sentiers moelleux pour les pieds,  il fallait bien cela pour reprendre.  
Personnellement,  je ne sais pas si c’est la journée de repos d'hier qui m’a joué des tours, mais ce matin, je n’avais aucune énergie pour avancer.  Il faut dire aussi que le repas du soir et le petit déjeuner étaient assez légers,  en tout cas, ça ne m’a pas apporté suffisamment pour démarrer . Alors, la première boulangerie rencontrée je la dévalise en partie. Et il y a aussi mon sac qui était plus lourd, lesté du repas du midi, celui de ce soir et le petit déjeuner de demain. Les auberges communales, c’est bien, mais cela a aussi quelques inconvénients,  surtout un dimanche où tout est fermé. 
Bref ! On quitte Murat sur Vebre 
pour La Salvetat sur Agout,  à 21 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé positif. 
Comme je l’ai dit, ce ne seront que des sentiers forestiers que nous arpenterons, en compagnie des deux vendéens la plupart du temps. Et à l'arrivée,  même pas une bouteille d'eau dans le réfrigérateur 😥
C’est tout. C’est l’heure d'aller préparer la gamelle du soir (des pâtes bien sur).
Et ici, ma maigre récolte photos du jour. 

samedi 16 mai 2026

Vers Murat sur Vebre

Étape très reposante aujourd'hui 😂
Celle d'hier a laissé des traces sous les pieds de Scarlett. Et ce matin,  ils demandaient un peu de répit. Alors ce sera en voiture que seront parcourus les 23 kilomètres du jour et les 870 mètres de dénivelé ne seront qu'une formalité. 
Destination : Murat sur Vebre.

C’est un gîte très spartiate 
qui nous attend à Murat,  avec douches et toilettes à l'extérieur. Alors cette nuit,  pour rallier les toilettes..... D'autant plus que le vent glacial est toujours présent. 
Rien de plus aujourd'hui,  demain sera un jour meilleur. 
J’en profite du coup, pour vous dire que j'apprécie beaucoup vos commentaires.  Je ne réponds pas à  toutes les questions posées,  pas trop le temps,  mais je lis tout.
A demain 


vendredi 15 mai 2026

Vers Saint Gervais sur Mare

Départ sous la pluie,  pour ce qui est annoncé comme une étape assez physique. Et ce sera bien le cas. 24 kilomètres avec 840 mètres de dénivelé positif et autant en négatif. Et d'entrée de jeu, ça tape fort : 3 kms à 25 % de moyenne, sous les capes c’est une étuve. 
Avant de continuer sur des pourcentages moins importants,  entre deux averses, on contemple notre progression 
J’ai oublié de préciser qu’outre la pluie, un vent glacial va nous harceler toute la journée. J’ai même remis les manches de mon short.
Les sentiers escarpés deviennent des pistes forestières moins pentues 
et le soleil est revenu. On traverse des forêts de pins, dévastée par les dernières tempêtes 
et on enchaîne les cols les uns après les autres 
Col des Sourds, Col des Pins, Col des Clares, Col des Vigneres,  Col de Liourel, et j’en passe, pour finir par pique-niquer au Col d’Ernest. Et là,  c’est trop drôle. Un Suisse pique-nique avec juste des cacahuètes, un mosellan pique-nique avec juste deux pommes,  et nous, ce sera œufs durs et tomates,  saucisson, rôti de porc, fromage et fruits. Après cela, le sac est plus léger. 
On terminera par une très longue descente usante, 
avec au loin, notre village de destination,  Saint Gervais sur Mare
Dure étape,  en photos ici.



jeudi 14 mai 2026

Vers Saint Martin d’Orb

Une nouvelle belle étape nous attend,  placée,  à priori,  sous le signe de la pluie. 
On verra bien !
Pour sortir de Lodève,  ça tape dur d'entrée sur 5 kilomètres , puis le dénivelé est plus doux et cela nous mène à  nouveau sur les plateaux languedociens d'où l’on aperçoit le Lac du Salagou
Pour le moment,  la pluie se tient à l'écart et bien lui en prend. Les sacs à dos sont plus chargés que les autres jours du fait du jeudi de l'ascension. Nous avons les repas et les en cas d'aujourd'hui et de demain midi. C’est 1,5 kilo de plus sur le dos. Et comme je suis prévoyant,  je préfère anticiper sur des fringales qui me vident de mon énergie. 
La chasse aux hébergements est plus aisée que prévu. La voie d’Arles,  ce sont 1800 pèlerins qui arpentent ses sentiers chaque année.  A comparer avec les 35000 qui font la voie du Puy. Ici, les gîtes sont petits,  mais toujours confortables.  Même le dortoir de l’autre soir.
Revenons à cette journée. La pluie continue de nous épargner 
mais pas le vent. Ce sont des rafales de 80 à 90 kms/heure qui nous font presque reculer. Et la température a bien baissé. J’en supporte bien un deuxième tee-shirt. 
Après cette longue montée de 12 kilomètres au total, eh bien, devinez ! 11 kilomètres de descentes.  On s’est régalé, avec des surprises 
commençons cette Notre Dame de Nize, chapelle perdue au milieu de nul part, cette piscine naturelle dans laquelle j'aurais bien trempé les pieds
La pluie, pas trop violente,  nous rattrape à 6 kilomètres de Saint Martin d’Orb,
terme de l'étape du jour, après 23 kilomètres et 500 mètres de dénivelé positif. 
Pas trop de photos aujourd'hui,  mais elles sont ici.